2 DIEU


 

 

Dans la bible on ne décrit nulle part Dieu. Il se révèle par une définition très vague qui est: YE-HO-VE-H, (ou Jehova) ce qui est l’acronyme de  » Yech Hou Veyiyeh Hou « ,  » celui qui a toujours été et sera toujours  » (l’Eternel).

Notre tendance anthropomorphe nous pousse à vouloir imaginer un espèce de Dieu le père qui tel un homme, un père, un roi, un tyran, nous dicte ses volontés. D’ailleurs le mot français dieu provient du Grec Zeus, archétype de dieu le père.

Mais ce qui a toujours été, et sera toujours, ce sont les codes biologiques et physiques.

Le deuxième message de la bible est donc qu’il ne faut pas être anthropomorphe et réagir à Dieu comme s’il était un homme, mais comprendre la déité comme ce qui a toujours régi les choses et régira toujours les choses.

D’ailleurs l’unicité de ce qui a toujours été et qui sera toujours, ainsi que l’interdiction de représenter Dieu d’une façon anthropomorphe est une notion fondamentale de l’héritage biblique. (qu’on retrouve d’ailleurs aussi dans l’Islam)

A partir du moment ou Dieu a un fils, une mère et un père, ce n’est plus Dieu, mais la résultante d’un anthropomorphisme introduit par un Christianisme conquérant afin de récupérer l’adoration des Dieux païens. Et si le père la mère et le fils ne suffisent pas, on y rajoute même les saints, afin de récupérer tous les Dieux païens. (Comme dans la Santéria Latino-Américaine)

Tout cela pour renforcer l’autorité de l’état, du Saint Empire Romain, ou l’empereur image de Dieu sur terre a été remplacé par le pape, son entourage par le clergé, et les Vestales par les sœurs.

Dans la bible nulle part Dieu ne s’adresse à un groupe de gens, il s’adresse toujours à une personne en particulier ou par le truchement d’un messager (ange), ou par un objet (par ex le buisson ardent), ou par des actes (les miracles).

Il n’y a donc jamais de témoins attestant la présence d’un Dieu anthropomorphe exception faite de l’épisode des dix commandements tellement terrifiant pour le peuple que celui-ci demande à Moïse de bien vouloir réceptionner les 10 commandements.

Les messages divins de la bible se transmettent toujours au travers d’un médium. Dans la plupart des cas il s’agit de Moïse (4 sur 5 des livres de la Thora se rapportent à Moïse).

Il est donc fort probable que la plupart des lois contenues dans le pentateuque ont été révélées au peuple Juif par Moïse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est intéressant de noter que le nom de Moïse ne se retrouve dans aucun des textes Egyptiens. Il est étonnant que ce prince Egyptien dont le poids est tellement important dans la destinée Juive n’apparaisse nulle part dans les hiéroglyphes Egyptiens.

Pourtant le radical Mosis se retrouve dans la terminologie Egyptienne, par exemple Tutmosis. Et le beau-père de Joseph, Poti-Phera (Putiphar) est nommé dans un tombeau dans le delta du Nil (Pa-di-pa-re ce qui veut dire  » celui que Re (le dieu soleil) a donné « ). La présence de princes étrangers est aussi mentionnée comme étant les Hyksos +/- en 1650 avant l’ère chrétienne, époque mentionnée par la bible comme étant le début de la présence juive en Egypte. Dans la bible il est écrit que les juifs ont vécu 400 ans en Egypte, l’exode étant situé environ en 1250 avant l’ère Chrétienne.

 

Ce qui pourrait expliquer cette absence de Moïse dans les écrits Egyptiens pourrait être le nom différent employé par les Hébreux et les Egyptiens. Dans la bible le nom Egyptien de Joseph est cité : Zaphenath-Paneah (41:45), ce qui signifie  » Dieu parle; il vit « . Ceci est conforme à la pratique Egyptienne vis-à-vis des Asiatiques au service des Egyptiens. Il est donc fort probable que le vrai nom Egyptien de Moïse soit tout à fait différent. D’ailleur Moïse n’est qu’un surnom qui signifie  » le rescapé de l’eau « .

Le prince Egyptien ressemblant le plus à Moïse est Akhnaton. Akhnaton était mal conformé. Moïse est décrit comme bègue dans la tradition orale (midrash). A moins que le frère de Moïse, Aharon, serait Akhnaton. Le suffixe –on réfère au culte du soleil. On est décrit dans la bible étant la ville de Héliopolis. Mais Akhnaton a vécu 100 ans avant la sortie estimée d’Egypte…

 

 

 

D’autres voient l’exode des Hébreux durant le règne de Ramsès III. En effet le temple mortuaire de Ramsès III à Luxor montre une bataille entre le pharaon et des juifs tellement bien détaillés avec les traits typiques et les payot (mèche de cheveux que les juifs ne peuvent pas couper selon les directives des lois reçues dans le Sinaï) qu’ils auraient pu sortir d’une photo prise à la rue du Pélican à Anvers. Mais comme les lois relatives aux payot datent d’après la sortie d’Egypte, Ramsès III est donc postérieur à la sortie d’Egypte. A moins que les lois relatives aux payot ne soient qu’une récupération d’anciennes traditions. Comme cela se voit encore dans d’autres tradition juives. (Par exemple l’habitude d’allumer 8 bougies, une de plus chaque jour comme le faisaient les Romains pour la fête de Saturne, et qui a été récupéré comme ‘Hanouka en commémoration du temple de Jérusalem.)

On le voit, il n’y a pas vraiment de traces concrètes de la sortie d’Egypte. Le contexte Egyptien par contre est très vraisemblable : période Hyksos avec des dirigeants étrangers, épisode monothéiste sous Akhnaton entièrement effacé par RamsèsII qui a fait mettre ses cartouches sur presque toutes les statues Egyptiennes en effaçant les cartouches précédents.

Les frères Sabbah dans leur livre  » Les secrets de l’exode  » vont plus loin dans la relation Moïse, Akhnaton, Egypte et peuple juif. Quoique les relations entre les hiéroglyphes et les mots hébraïques soient très troublants leur démonstration manque de rigueur scientifique.

Revenons en à Dieu, Il n’y a pas qu’une seule façon de désigner Dieu dans la bible, il y en a trois: Dans le premier épisode de la Genèse le mot Y.H.V.H. ou Ye-Ho-Vah si on ajoute les voyelles qui n’existent pas dans l’écriture biblique ( » celui qui a toujours été et qui sera toujours « ) n’est pas employé. On emploie le mot Elohim pour désigner Dieu. Dans Elohim on reconnaît le radical Eloh (Allah) et le pluriel -im, ce qui pourrait être  » les dieux « , (le pantheon des grecs).

Ce qui pourrait confirmer cette thèse est la phrase de la bible concernant l’arbre du savoir. Textuellement la bible nous dit que si l’homme goutait du fruit de l’arbre du savoir il serait comme nous (au pluriel !) c’est à dire Elohim (= les dieux). Et dès que l’épisode de la création en six jours est terminée apparaît pour la première fois le mot Y.H.V.H.

Le Dieu de la création du monde en 6 jours n’est donc pas le même que celui qui s’est révélé à Moïse. C’est évident, car ce qui a toujours régi le monde et le régira toujours n’a pu que suivre l’évolution du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Là ou la bible emploie le mot Elohim, il s’agit probablement d’adaptations d’histoires anciennes concernant  » les dieux « .

La première fois ou un seul dieu se révèle avec un nom il s’agit de El Chadaï, le dieu  » puissant « , qui se révèle à Jacob.

Le mot chadaï est dérivé du mot daï (suffit) et du préfixe cha- (qui) ce qui veut dire qui suffit ou qui régit (les lois de la nature). Dans la tradition et la symbolique juive on retrouve la puissance de chadaï dans les phylactères qui sont attachés à la tête (roch) et au bras gauche (yad) en formant la syllabe  » Cha  » et  » Da  » au bras gauche et la lettre  » Y  » au niveau de la tête. La puissance divine se retrouve dans l’union de la tête (roch) et du bras (yad) formant ensemble le mot chadaï.

 

 

Les phylactères (tefilines) sont des boitiers en cuir reliés par des lanières en cuir au bras gauche et à la tête. Ils contiennent les versets de la bible concernant le credo juif  » chema Israel I.H.V.H. Elohenou, I.H.V.H. e’had « . Ces lanières sont fixées tous les matins autour du bras gauche et autour de la tête. Cette habitude pourrait avoir un effet bénéfique sur la circulation sanguine. Elle augmente la charge sur l’aorte au niveau de l’artère sous-clavière.

On pourrait se demander si cette gymnastique matinale quotidienne n’aurait pas un effet bénéfique sur le muscle cardiaque. Cette tradition nous revenant des Egyptiens. Les pharaons Egyptiens sont notamment représentés avec des lanières sur le front et autour du bras gauche comme l’ont montré les frères Sabbah. Les frères Sabbah dans leur livre les mystère de l’Exode comparent les phylactères aux attributs royaux des pharaons égyptiens. En effet la momie de Toutânkhamon porte des sortes de phylactères au bras gauche et autour de la tête.

 

Une étude Israélienne comparant des populations religieuses et non-religieuses dans les kibboutz a pu démontrer moins de maladies et une plus grande expectance de vie dans les kibboutz religieux.

 

Dans le deuxième livre du pentateuque il est expliqué littéralement (Exode 6,2) que El Chadaï n’est pas la réalité divine, mais le nom d’un dieu unique et puissant tel qu’il a été révélé à Abraham, Isaac et Jacob. Pour Moïse la réalité divine est Y.H.V.H. (Ce qui a toujours été et sera toujours)

 

Et ce dieu là Y.H.V.H. n’est pas le dieu universel, le dieu universel étant Elohim (les dieux), Y.H.V.H. est le dieu qui a fait sortir les Juifs d’Egypte, c’est le dieu des Juifs.

Par rapport à un peuple qu’est-ce qui est éternel ?

Ce ne sont les hommes individuellement qui composent ce peuple, mais c’est ce qui les fait bouger, les fait vivre, leur donne un idéal, bref c’est leur  » génome  commun »

L’homme est mortel, mais le génome d’un peuple est éternel, le génie d’un peuple est éternel, l’âme d’un peuple est éternelle.

Et c’est ce génome, ce génie, cette âme qui est d’ailleurs reconnue par le monde entier et qui a donné tant de prix Nobel, tant de philosophes tant de prophètes au monde qui dicte à Moïse quelle est la philosophie du peuple Juif, quelles sont les règles auxquelles les Juifs doivent se tenir pour survivre en ce monde cruel et impérieux. Ces règles issues du génome Juif sont finalement la religion (du latin relegare ou légiférer) juive qui forcément ne sont pas automatiquement faites pour d’autres populations.

 

Quand on analyse les différentes formes de déités dans le monde, on aperçoit que le commun dénominateur des différents dieux est  » la peur « . Les idoles étaient faites de telle façon qu’elles inspiraient la peur. A partir du moment ou cette idole inspire la peur, elle donne un pouvoir à celui qui sait manipuler cette peur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dieux ont en général l’apparence de serpents, de lions, de rapaces craints et respectés par l’homme. La phobie du serpent est une peur qui apparaît d’une façon systématique autour de la puberté. Comme beaucoup de phobies celles-ci ne sont pas acquises, mais présentes de façon congénitale afin de préserver la personne contre les dangers. Il existe aussi une connotation sexuelle par rapport aux transformations du corps autour de la puberté entrainant des rêves à symbolique phallique dans lequel le serpent est bien entendu l’objet phallique. D’autres images phobiques classiques sont les dents, les cornes, etc…) Ces phobies se traduisent dans les représentations idolatres faites afin de conjurer ces peurs. Le dieu serpent est d’ailleurs présent dans la genèse, mais il perd tous ses pouvoirs face au dieu de la création. Le diable tel qu’il est présent dans le christianisme n’existe pas dans la bible mosaïque. Un Satan (de l’éthimologie Egyptienne Seth (le dieu du mal, encore une racine des anciennes mythologies)), et le suffixe –on qui veut dire comme ) désigne quelqu’un de très méchant. Les seuls personnages bibliques désignés comme Satan sont des personnages sanguinaires tout à fait réels, le premier s’appellant Hadad et régnant au Caire, le deuxiemme s’appelant Reza et régnant à Damas. Ce n’est que dans des écrits postérieurs comme Zacharie et Job qu’apparaissent des anges comme Satan de façon anthropomorphe assis à côté de Dieu ce qui n’est pas sans rappeler une certaine mythologie.

Après la chute du temple les rabins en introduisant les prières en remplacement des sacrifices ont réïntroduit des images d’animaux, de séraphins et d’autres habitants mythologiques du panthéon angélique dans les bénédictions envers dieu reflétant les bénédictions faites par les anges envers dieu, ce qui d’après moi est en contradiction avec le texte original de la bible.

 

Le désavantage des idoles était qu’elles étaient cassables. Une fois détruites, elles perdaient tout leur effet. De là le génie du Dieu unique omniprésent et invisible. Il n’y avait pas moyen de le détruire. La seule façon de le vaincre comme l’ont appris à leurs dépens les Romains était de l’adopter. Et la peur de l’invisible est une peur tenace comme savait bien l’exploiter le maître du suspense Alfred Hitchcock dans ses films d’épouvante. Si le Dieu des Juifs existe, il est présent dans la peur irrationnelle qu’elle suscite chez les antisémites. Albert Cohen dans son roman Solal résume très bien de façon humoristique cette idée en laissant dire par son personnage que son employeur était suffisamment antisémite que pour croire à ses qualités afin de lui confier un poste important.

Il est aussi présent dans l’angoisse existencielle des Juifs. Angoisse innée comme est la peur de la mort chez tout le monde. Et c’est ainsi que les préceptes de la bible sont appliqués à la limite de la névrose par les croyants anxieux et que se perpétue le message de génération en génération.

Le premier homme qui a surmonté cette peur des Dieux est Abraham sur le mont Moriah au moment ou il allait sacrifier son fils Isaac.

La bible dit textuellement que c’est Elohim (les anciens dieux, ceux qui font peur, qui représentent toutes les forces de l’univers) qui lui demandent de sacrifier Isaac.

 

Nous savons qu’en ces temps là c’était la coutume chez les habitants du moyen orient de sacrifier le premier né à  » Moloch « , un des Dieux païens. Au moment de planter son couteau dans le corps de son fils, un  » malach « ( on note la ressemblance étymologique de moloch, malach et melech, les voyelles n’existant pas en hébreux, melech signifiant roi) un messager non pas de  » Elohim « , mais de  » I.H.V.H.  » (l’éternel, ce qui a toujours existé, et existera toujours), appelle  » Abraham, Abraham « . Qui appelait n’a pas d’importance, était-ce Ismaël, un des deux garçons qui l’accompagnaient? Ce qui est sur, c’est qu’à ce moment Abraham a réalisé la gravité de son geste et a entrevu  » I.H.V.H. « (l’éternel, ce qui a toujours existé, et existera toujours) c’est à dire la raison, et a décidé qu’une fois pour toutes c’en est fini d’immoler les enfants. (N.B.: des centaines d’urnes contenant les restants de sacrifices d’enfants Puniques – populations originaires du Liban actuel dont la langue ressemble très fort à l’hébreu et dont la ville de Carthage était l’apogée de leur culture – de la même époque peuvent encore être vus dans la région de Trapani en Sicile). C’est à ce moment qu’il voit un bélier qu’il sacrifie à la place de son fils.

 

Il est amusant de noter que les commentateurs de la bible voient justement dans cet épisode de la bible l’obéissance aveugle d’Abraham à Dieu, alors que la bible nous apprend qu’Abraham était un iconoclaste parti de sa ville natale d’Ur (près de Bagdad) en Mésopotamie après avoir démoli les idoles de son père Terah d’après la tradition orale (midrash). Non seulement le refus des idoles, mais aussi le refus de la destruction d’une ville par punition divine est avancée par Abraham. Si Sodome et Gomorre sont détruites et qu’il y a 10 justes dans la ville cette destruction serait injuste, comme l’est finalement chaque catastrophe naturelle qui touche aussi bien des justes et des injustes. L’attitude à avoir est d’être prévoyant et de construire une arche comme Noé ou de fuir une région connaissant trop de tremblements de terre comme Sodome et Gomorre ou d’engranger pendant les 7 années grasses pour les 7 années maigres.

 

 

 

Comme le concept des chiffres imaginaires qui aide à résoudre certains théorèmes mathématiques ou aide à gagner de la mémoire dans les systèmes informatiques, le concept imaginaire d’une déité aide à résoudre des problèmes d’autorité, et aide à suivre une certaine éthique. Tant que les principes religieux poussent à rendre les gens heureux et à faire le bien, il n’y a pas de mal. Mais dès que les principes religieux sont pris au pied de la lettre et considérés comme plus important que la réalité de la vie quotidienne, alors la vie devient invivable. A ce moment là, la religion devient une excuse pour ne pas avoir à prendre ses responsabilités et pour dire que c’est Dieu qui a voulu les pires excès. Et alors tout est possible, attentats suicides, suicides collectifs, autodafés, inquisition, mise au bûcher, etc… Mais si le concept imaginaire aide une génération à transmettre son expérience à la suivante alors celle-ci pourra plus vite s’adapter aux nouvelles circonstances et pallier le cas échéant.

 

Un autre concept imaginaire nous aide tous les jours. Sur soi ce concept est pratiquement invisible, il peut être représenté par des images mais n’a aucune activité propre. Il peut même faire des miracles, nous faire traverser la mer à pied sec, guérir des malades.

Il s’agit bien entendu de l’argent qu’on ne peut consommer et qui nous est d’aucune utilité si nous sommes seul avec lui dans le désert.

Par contre dès qu’on se retrouve en société l’argent permet la transmission de savoir, de nourriture, de travail en différé et permet la réalisation de tous les projets imaginables. Pour certaines personnes malheureusement cette abstraction possède des vertus intrinsèques et pousse à réaliser des actes contraires à l’éthique humaine.

Nous inventons continuellement des dieux imaginaires qui nous confèrent une autorité par rapport à nos enfants. Père Noël, Saint Nicolas, ‘Hanoukka man, la fée des dents, la souris des dents, le Navi Elie etc….etc… Et nos enfants nous en redemandent car grâce à ces autorités imaginaires les enfants arrivent à se surpasser, à vaincre leurs pulsions pour faire plaisir à leurs parents et finalement à être heureux avec la récompense.

Quelle tristesse le jour ou on a vu que la fée des dents n’était que sa maman qui échange la petite dent de lait pour un petit cadeau…

 

A un certain moment Jacob s’apprêtant à combattre son frère Esau (qui malgré sa plus grande force s’est par deux fois fait berner par son moins fort mais plus futé frère cadet) se retrouve seul face à un messager de dieu et le combat. C’est à ce moment là que Jacob reçoit le surnom  » Israël  » dans la bible ce qui signifie celui qui se bat avec dieu.

Le credo juif  »  Chema Israel YHVH elohenou YHVH ehad  » (Ecoute Israel YHVH notre dieu YHVH est un) pourrait être relu:

Ecoute,  » celui qui se bat avec dieu « , ce qui a toujours été et sera toujours est notre dieu, et ce qui a toujours été et sera toujours est un.

Tout est donc un éternel recommencement, parce que le passé et l’avenir ne sont qu’un. Comme disait Lavoisier :  » Rien ne se gagne et rien ne se perd « . D’ailleurs Lavoisier n’a rien inventé, le roi Salomon dans l’Ecclésiaste fait dire exactement la même chose à son personnage  » Kohelet  » . Tout ce qui a été sera et tout ce qui sera a été.

 

La vie est donc comme une grande boucle d’un programme informatique qui se perfectionne à chaque nouveau passage.

Et ce qui se cache derrière ce programme est ce qui s’est révélé au peuple juif et ensuite au monde par les religions monothéïstes.

 

 

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Published in: on septembre 19, 2006 at 7:56  Comments (1)  

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  1. En ce qui concerne le séjour des Hébreux en Egypte, il semble qu’ils sont arrivés en même temps que les Hyksos. Pour ce qui est de Moïse, il est le produit de l’aboutissement d’un mariage consanguin de personnes pures génétiquement. Il est d’après ce que j’ai pu décrypter de la Torah issu d’un arrangement des gènes issus d’Elohim. Je n’ai pas étudié la symbolique des téfilines. ( vous parlez également du génome d’Israël.. Très intéressant que j’ai vu dans la Torah ).

    J’apprécie votre explication du mot Chadaï qui relie la tête et le bras gauche, que vous citez : La puissance divine se retrouve dans l’union de la tête (roch) et du bras (yad) formant ensemble le mot chadaï. Or je relie cette citation et le mot Chadaï à Israël qui sera dans l’avenir : comme un Elohim et qui est signifié dans le passage de Zacharie 12/6 – ו בַּיּוֹם הַהוּא אָשִׂים אֶת-אַלֻּפֵי יְהוּדָה כְּכִיּוֹר אֵשׁ בְּעֵצִים, וּכְלַפִּיד אֵשׁ בְּעָמִיר, וְאָכְלוּ עַל-יָמִין וְעַל-שְׂמֹאול אֶת-כָּל-הָעַמִּים, סָבִיב; וְיָשְׁבָה יְרוּשָׁלִַם עוֹד תַּחְתֶּיהָ, בִּירוּשָׁלִָם  » par le mot : Gauche, Shémole שְׂמֹאול, car le vaw est pointé, habituellement ce mot ne comporte pas de vaw. Le vaw ו est le symbole d’Elohim. Israël sera en ce Jour comme Elohim, le BRAS GAUCHE ARMé d’ELOHIM.

    En tous les cas je remarque que vous êtes certainement un initié ou si non vous avez dans vos antécédents une nombreuse lignée de Rav.


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